la plasturgie et l’effet de serre

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 La plasturgie et l’effet de serre 

 

La plasturgie est une des activités industrielles qui rejettent de nombreux polluants dans l’atmosphère provoquant  l’ effet de serre.

( dioxyde de carbone (CO2), monoxyde de carbone (CO), dioxyde de soufre (SO2), oxydes d’azote (NOx), composés organiques volatils (COV), gaz frigorigènes…)

La présence de ces polluants atmosphériques engendre des conséquences néfastes sur l’environnement avec notamment, l’augmentation de la quantité de gaz à effet de serre, les pluies acides, la pollution photochimique, le trou de la couche d’ozone.

Face à ces conséquences, les entreprises doivent respecter la réglementation applicable pour leurs rejets dans l’atmosphère.

Source, nature et caractéristiques des rejets dans l’air, les rejets atmosphériques peuvent émaner des installations thermiques, des processus de production ou encore être générés par le stockage de produits chimiques.

On distingue trois types de rejets : – canalisés lorsqu’ils sont accompagnés vers l’extérieur par un conduit,

– diffus si le rejet se fait directement dans l’atmosphère,

– fugitifs s’ils sont dus à une perte d’étanchéité.

Les composés organiques volatils (COV) sont constitués d’hydrocarbures et de leurs dérivés chimiques.

Ils sont dits volatils car ils émettent des vapeurs à température ambiante. Ils sont émis lors de la combustion de carburants ou par évaporation lors de leur fabrication, de leur stockage ou de leur utilisation. Ce sont des gaz à effet de serre nuisibles pour la santé et l’environnement.

Toute installation industrielle doit être conçue de manière à limiter les émissions polluantes dans l’environnement. Les émissions atmosphériques des installations sont réglementées par la législation des installations classées.

Les seuils de ces émissions diffèrent si elles contiennent des CMR, substances cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (Annexe III, Arrêté du 2 février 1998 ou titre 6 des arrêtés de prescriptions générales).

Obligations réglementaires applicables aux installations.

Les entreprises concourent à la mise en œuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

Cette action consiste à prévenir, surveiller, réduire ou supprimer les pollutions atmosphériques.

Une pollution atmosphérique est un rejet de substances de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels et à provoquer des nuisances olfactives excessives (art. L. 220-1 et 2 du code de l’environnement).

En plasturgie, cela se caractérise par l’utilisation d’importantes quantités de solvants qui diffusent des COV.

Les émissions de COV entrent dans la composition des résines, l’utilisation des technologies dites à « moule ouvert » et « moule fermé ». Dans les installations de transformation du polyester, les COV peuvent provenir du styrène n’ayant pas réagi, de l’usage des solvants de nettoyage (acétone) mais aussi des colles et adhésifs non polyester et de revêtements tels que les vernis, peintures… Le styrène est un monomère réactif utilisé dans les polyesters pour ajuster la viscosité. Il réagit pendant la polymérisation et émane le plus souvent des « moules ouverts » mais aussi des résines et du gel-coat.

 Installations soumises à déclaration

Les émissions de ces installations sont réglementées à travers des arrêtés ministériels de prescriptions générales (Arrêté du
14 janvier 2000 et arrêtés types pour les rubriques n°2661, 2662 et 2663).

Le titre 6 de ces textes fixe des valeurs limites d’émission (VLE) dans l’atmosphère, impose des contrôles et des mesures de surveillance.
Les installations qui émettent des fumées, gaz, poussières ou odeurs doivent être munies de dispositifs permettant de collecter et canaliser les émissions.

Des obturateurs doivent permettre les prélèvements en vue d’analyses de surveillance.

Le débouché des cheminées doit être éloigné au maximum des habitations et des bouches d’aspiration d’air frais et ne doit pas comporter d’obstacles à la diffusion des gaz.

Les points de rejets doivent être le moins nombreux possible et doivent dépasser d’au moins 3 mètres les bâtiments situés dans un rayon de 15 mètres.

L’exploitant doit surveiller la formation de poussières et mesurer annuellement le débit rejeté et la concentration des
polluants selon la méthode normalisée.

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